ZAHA A DIT…

Une des plus grande architecte contemporaine vient de gratter le ciel… au firmament de son talent.

Star de l’architecture contemporaine, Zaha Hadid vient de s’éteindre à l’âge de 65 ans. Ses œuvres délirantes sont aussi connues que ses coups de gueule.

Même après de nombreuses années de développement et de construction, je me souviens encore de l’instant où nous avons tracé chaque ligne, chaque angle et chaque courbe du bâtiment ! Vous savez, quelle que soit la profession, il est très difficile d’atteindre des objectifs élevés sans méticulosité et perfectionnisme. De même, il est essentiel de comprendre à quel point il est important de faire confiance aux autres pour réaliser votre vision. Le travail d’équipe joue un rôle crucial, surtout lorsqu’il s’agit d’une grande équipe d’architectes, d’ingénieurs et d’autres consultants qui sont tous des experts dans leurs domaines. J’ai toujours cru à l’efficacité d’un bon travail d’équipe et de la communication et c’est ce qui rend les choses gérables

C’est cette recherche de la perfection qui me permet de rester personnellement impliquée tout au long de chaque projet. J’insiste pour que chacun travaille sans relâche afin de créer un bâtiment meilleur, et ce à toutes les phases de la conception et de la construction du projet. On pense toujours connaître le projet dans ses moindres détails, mais quel que soit le temps passé dessus et le nombre de plans que l’on fait, il est impossible de tout prévoir. Du coup, il y a tout au long de la réalisation du projet une part d’inconnu et d’inattendu. Ces moments sont très stimulants pour moi, ils font partie de chaque projet abouti.

Les détails d’un projet sont absolument déterminants. Dans le bâtiment terminé, ils reflètent les fondements et la philosophie de sa conception. Les esquisses, dessins et peintures originaux de pierresvives ont joué un rôle très important dans le développement du projet. Ces dessins se sont transformés en projet lui-même : les lignes tracées sur papier sont devenues les volumes du bâtiment. Mes esquisses originales en deux dimensions peuvent prendre des années de recherche avant d’aboutir à un plan, mais pour moi c’est la partie la plus excitante car elle transparaît toujours dans les détails d’un projet.

Je ne crois pas qu’un seul bâtiment devrait être le symbole d’une ville entière, mais je pense que l’architecture en général, et l’architecture civile en particulier, joue un rôle très important. Nous avons travaillé très dur pour que tous nos projets puissent offrir une expérience urbaine exaltante. Ces réalisations montrent le rôle d’importance que joue l’architecture dans notre vie de tous les jours en créant des environnements stimulants.
L’accueil chaleureux réservé à nos projets, est largement dû à l’appréciation par le public des belles formes d’un bâtiment. Cependant, nous concevons l’architecture comme une alliance intime entre la forme et la fonction ; l’un ne doit jamais être sacrifié au profit de l’autre. Dans aucun de nos projets nous ne cherchons d’emblée à créer un symbole. Si le bâtiment, une fois terminé, le devient, c’est uniquement en tant qu’expression de l’essence et de la qualité du projet lui-même et non parce qu’il a été conçu pour représenter quelque chose d’autre.

Je pense qu’il est très important de comprendre les autres cultures. Cela fait partie de mon histoire personnelle. Mon père croyait profondément que la création d’un avenir meilleur pour l’Irak, passerait par le renforcement de ses liens avec le reste du monde. À Bagdad, où je suis née, des architectes internationaux tels que Frank Lloyd Wright et Gio Ponti construisaient des bâtiments.

Comme dans tant d’autres pays en développement à l’époque, il régnait en Irak une foi inébranlable dans le progrès et un optimisme débordant. J’ai grandi dans les années 1960, au moment où beaucoup de républiques nouvellement créées dans le monde entier travaillaient dur à la construction de leurs nouvelles nations ; on accordait donc beaucoup d’importance à l’architecture.
Je me souviendrai toujours des professeurs qui enseignaient les sciences à l’école que je fréquentais à l’époque. Ils venaient tous de l’université et le niveau des cours de science était incroyablement élevé. La directrice de l’école, une religieuse, s’intéressait beaucoup à l’éducation des femmes de tous les milieux, ce qui en faisait une sorte de pionnière dans cette région du monde. Nous étions des petites filles de religions différentes – musulmanes, chrétiennes, juives – mais nous n’avions aucune idée de ce que représentaient nos religions jusqu’à ce qu’on devienne plus grandes.

Je me considère comme une Arabe, mais je n’ai pas reçu d’éducation arabe traditionnelle et je ne vis plus là-bas depuis trente ans, du coup je ne suis peut-être pas une Arabe typique. Je suis originaire d’Irak mais je vis à Londres : je n’appartiens donc pas à un lieu en particulier. D’après mon expérience personnelle, je peux dire que le fait d’être déplacé d’un pays à un autre est une expérience vraiment libératrice. Les personnes qui l’ont vécu se sentent souvent plus libres d’explorer des idées et des concepts novateurs. C’est précisément cette liberté qui m’a permis de développer des projets excitants comme celui de pierresvives.

L’architecture est une profession très difficile – tous les architectes vous le diront, qu’ils soient célèbres ou pas, hommes ou femmes, ils rencontrent tous beaucoup de difficultés. C’est peut-être mon côté extravagant, plus que le fait d’être une femme, qui m’a donné plus de chances pour réussir, même si j’ai toujours été extrêmement déterminée. En pratique, je rencontre encore une certaine résistance, mais je crois que cela me permet de rester concentrée. On ne me dit pas « oui » dès que j’arrive quelque part avec un projet, il faut encore que je lutte, même si c’est pour la centième fois de ma vie !

Être une femme arabe et architecte n’a rien de contradictoire ! Malheureusement, je me suis déjà heurtée à de la résistance parce que je suis Arabe et aussi parce que je suis une femme. Parfois, c’est comme un couteau à double tranchant : je fais tout mon possible pour faire accepter ma féminité, mais ensuite c’est mon côté arabe qui devient un problème. Mais aujourd’hui, on voit de plus en plus de femmes architectes établies et reconnues, qui travaillent dans tous les pays du monde. Les choses ont énormément changé ces quinze dernières années, et la présence des femmes dans cette profession est maintenant considérée comme normale.

Ne rien faire

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admin5356 Écrit par :